Marseille 2030 : la ville des possibles
Marseille 2030 : la ville des possiblesCommuniqué à la presse du Groupe des élu.e.s écologistes de Marseille Marseille est une ville paradoxale qui suscite attraction et répulsion. Notre ville, qui fait la une des médias pour ses règlements de compte tragiques est raillée depuis des décennies pour son folklore et ses particularismes et souvent caricaturée ; méprisée sous l’ère Gaudin pour ses « pagnolades », la survivance d’une gouvernance clientélaire d’un autre âge et le laisser faire des dirigeants et l’abandon des quartiers populaires produisant notamment le drame de la rue d’Aubagne.Et en même temps, notre ville regorge de pépites, d’oasis de créativité, d’inventivité, d’énergie. Notre ville est un laboratoire d’innovation culturelle, sociale, démocratique et écologique bouillonnant. Notre situation géographique au coeur de l’arc latin, entre Europe et Afrique, le fait de disposer de la plus grande université de France, d’un riche et dense réseau d’acteurs associatifs, culturels et entrepreneuriaux, du premier parc national péri-urbain d’Europe avec les Calanques et d’un patrimoine naturel exceptionnel donnent des atouts considérables pour notre ville qui doit se réinventer. A l’heure où l’horloge du bouleversement climatique s’accélère, où les dernières prévisions du GIEC enterrent les prévisions les plus pessimistes des dernières décennies et parce que, plus qu’ailleurs, nous partons de plus loin et que la crise écologique nous frappe avec plus de force que dans d’autres grandes métropoles, l’écologie est une chance, une formidable opportunité pour la métamorphose de Marseille. La nouvelle équipe municipale aux côtés de notre Maire et guidée par l’optimisme de la volonté, s’engage à faire de notre ville un phare de la transition écologique et solidaire. D’énormes gisements d’emplois existent et sommeillent dans des filières à structurer et à inventer dans les domaines de l’économie circulaire, de l’économie de la mer, du bâtiment durable méditerranéen, du tourisme soutenable, de l’agriculture urbaine, de l’alimentation durable, de la relocalisation et de la reconversion industrielle de notre économie, de la relation ville-nature, etc. Nous voulons ouvrir le chemin d’une ville en transition qui prend soin de ses biens communs, de son environnement, de la santé des habitants, de notre patrimoine dans sa globalité. Nous avons été élus sur deux engagements principaux : réparer notre ville abîmée par des décennies de laisser aller et de mauvaises pratiques (état des écoles et épidémie de logements indignes notamment) et préparer la ville aux grands enjeux à venir en faisant face notamment au défi climatique. Lier ces deux engagements doit être notre talisman. La transition écologique, démocratique et sociale doit être notre fil vert comme un moyen concret de développer la ville :
Depuis des décennies, sous l’ère Gaudin, Marseille s’est laissée dupée par le modèle libéral-productiviste standardisé de développement des grandes métropoles mondialisées autour du quartet suivant : attractivité, tourisme, centres commerciaux, quartiers d’affaires. La ville a cru pouvoir de la sorte compenser les pertes d’emplois subis dans l’économie ancienne (port, industries, commerces). Et ce sont les classes populaires qui ont eu de plus en plus de mal à trouver un emploi et qui furent les plus impactées par ce nouveau modèle. Le développement du croisièrisme avec le peu de retombées économiques pour notre ville mais des pluies de particules fines dans les poumons des riverains est l’exemple le plus flagrant de l’aberration de ce modèle. C’est ainsi que Marseille a tourné le dos à son histoire et à son identité populaire, d’une ville monde, archipel (la cité aux 111 noyaux villageois). Les fractures sociales et territoriales se sont terriblement accentuées avec des inégalités de revenus médians entre quartiers de la ville allant de 1 à 15.
Nous défendons une économie de la transition écologique ; une économie sociale et solidaire qui valorise la créativité territoriale ; une économie de la fonctionnalité, du partage, de la circularité, de la collaboration, de la complémentarité entre le public et le privé autour d’objectifs communs. Nous défendons aussi un investissement important sur l’aménagement du littoral car il sera impacté par la montée des eaux et des houles plus fortes et plus fréquentes ; l’accès au littoral est à la fois un enjeu écologique, social, économique et démocratique : il doit être rendu à tous les Marseillais.
La Cité de la transition écologique, qui regroupera l’ensemble des acteurs de la transition, dépoussiérera notre ville en friche, en valorisant le patrimoine abandonné, en ouvrant une constellation de tiers lieux, de fermes urbaines irriguant la ville de nouvelles activités, de nouveaux lieux de vie, d’échanges et de partage. Elle s’appuiera sur un réseau de pôles collaboratifs expérimentant de nouveaux modèles économiques (communs, coopératifs, contributifs…). Elle créera un écosystème favorable à l’éclosion de la recherche / développement, au développement de filières locales, à la fertilisation croisée d’initiatives, à la pollinisation et à l’essaimage sur la ville de projets duplicables et viables économiquement. Elle contribuera aussi à créer de nouveaux récits et de nouveaux imaginaires avec les citoyens de notre ville. Marseille est la ville de tous les possibles. Ensemble bâtissons une ville cosmopolite, sobre, résiliente : la ville méditerranéenne du vivre mieux.
Sébastien Barles, Théo Challande-Névoret, Nouriati Djambae, Hervé Menchon, Fabien Perez, Aïcha Sif Contact / 06 75 00 63 31 |
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